SPM sévère : enfin comprendre ce qu'il se passe dans votre corps et solutions naturelles pour aller mieux
- Camille Berne

- il y a 1 jour
- 7 min de lecture

I. SPM sévère - Introduction :
Si vous êtes concernée par un SPM sévère (syndrome prémenstruel), vous savez exactement de quoi je vais vous parler aujourd'hui dans cet article.
Le syndrome prémenstruel (SPM) est un ensemble de symptômes physiques et émotionnels qui apparaissent quelques jours avant les règles, liés aux variations hormonales du cycle menstruel, et qui disparaissent au début des menstruations.
C'est ce moment du mois où :
tout vous irrite, même des choses insignifiantes
le bruit devient insupportable
vous pleurez pour « rien », puis vous culpabilisez
vous avez envie de sucre, de gras, de réconfort
votre ventre gonfle, vos seins sont douloureux
vous dormez mal, ou vous vous réveillez épuisée
Et surtout, cette pensée récurrente :« Pourquoi je deviens comme ça avant mes règles ? »
On parle souvent du cycle féminin comme s’il tournait uniquement autour des règles.
D’ailleurs, on l’appelle « cycle menstruel », ce qui entretient cette idée.
En réalité, le cycle féminin ne s’organise pas autour des règles, mais autour de l’ovulation.
Les règles ne sont que la conséquence visible de ce qui s’est passé avant.
Très souvent, ce qui se joue en première partie de cycle conditionne la seconde moitié du cycle.
Autrement dit, la phase folliculaire influence directement la phase lutéale…. et donc l’intensité du SPM sévère.
Et avant même de parler des ovaires, il faut comprendre une chose essentielle :👉 le cycle commence dans le cerveau.
Si vous ne me connaissez pas, je suis Camille, ancienne infirmière et aujourd'hui naturopathe spécialisée dans les troubles hormonaux féminins sur Bordeaux.
II. SPM sévère - Le rôle du cerveau : quand tout fonctionne bien :
Lorsque le corps est dans un état d’équilibre, le cerveau agit comme un chef d’orchestre très précis.
L’hypothalamus et l’hypophyse, deux petites glandes situées dans le cerveau, coordonnent le cycle féminin.
Elles reçoivent des informations en permanence et adaptent la production hormonale en conséquence.
Quand tout va bien :
le sommeil est suffisamment réparateur
le niveau de stress est gérable
l’énergie est disponible
le corps se sent en sécurité

Alors le cerveau envoie des signaux clairs et cohérents aux ovaires.
Imaginez un chef d’orchestre devant des musiciens détendus et attentifs.
La musique est fluide, harmonieuse, naturelle.
Dans ce contexte, l’hypothalamus stimule l’hypophyse, qui sécrète :
la FSH, qui permet aux follicules de mûrir
la LH, qui déclenchera l’ovulation au bon moment
Le cycle se déroule alors de façon relativement fluide.
III. SPM sévère - Quand le cerveau doit s’adapter :
Le cerveau ne se contente pas de gérer les hormones sexuelles.
Il observe en permanence l’état général du corps.
Il prend en compte :
le stress émotionnel et mental
la qualité du sommeil
le fonctionnement de la thyroïde
les carences nutritionnelles
la fatigue chronique
Si le cerveau perçoit un état de tension prolongée ou d’insécurité interne, il adapte les priorités.
La reproduction n’est plus prioritaire.
👉 Le résultat peut être :
une ovulation de moindre qualité
un signal hormonal moins stable
une production de progestérone plus fragile
Ce n’est pas un dysfonctionnement, mais une adaptation.
Le problème, c’est quand cette adaptation devient chronique et peut créer alors un SPM sévère.
C'est là qu'on peut avoir besoin d'un accompagnement avec un.e naturopathe troubles hormonaux Bordeaux.
IV. La phase folliculaire : bien plus importante qu’on ne le pense :
Le cycle commence le premier jour des règles, mais ce n’est pas là que tout se joue.
Pendant la phase folliculaire :
la FSH stimule plusieurs follicules
les œstrogènes augmentent progressivement
le corps se prépare à ovuler
Les œstrogènes soutiennent :
l’énergie
la concentration
l’élan vers l’extérieur
la confiance en soi
Il y a les règles (pouvant être inconfortables, longues, douloureuses s'il y a déséquilibre hormonal) puis c’est souvent une période où l’on se sent plus capable, plus dynamique.
Mais si cette phase est perturbée (stress, inflammation, carences), l’ovulation peut être moins efficace, la suite du cycle en pâtit et le SPM sévère arrive.
V. L’ovulation : un moment clé :
L’ovulation est déclenchée par un pic de LH.
Elle marque un véritable tournant hormonal.
La qualité de l’ovulation conditionne :
la production de progestérone
la stabilité émotionnelle de la phase suivante
l’intensité ou non du SPM

Une ovulation fragile donne souvent une phase lutéale fragile et peut donc entraîner le SPM sévère.
VI. La phase lutéale : le temps de la progestérone :
Après l’ovulation, le corps entre dans la phase lutéale.
Le follicule transformé en corps jaune sécrète de la progestérone.
Cette hormone est essentielle.
Elle favorise :
l’apaisement du système nerveux
le sommeil
la tolérance émotionnelle
le ralentissement naturel du rythme
Quand la progestérone est suffisante et bien utilisée, cette phase est plus stable.
Quand elle est insuffisante ou mal équilibrée, le terrain devient propice au SPM sévère.
VII. Pourquoi peut-on avoir un SPM sévère ?
Le syndrome prémenstruel n’a jamais une seule cause isolée.
Il est le reflet d’un déséquilibre global.
C'est ce qu'un naturopathe troubles hormonaux Bordeaux va essayer de rechercher, avec vous, pour vous aider.
Un déséquilibre hormonal global :
Un déséquilibre hormonal peut apparaître pour plusieurs raisons :
stress chronique
fatigue prolongée
ovulation de qualité insuffisante
carences nutritionnelles
perturbation du sommeil
Il peut concerner :
la progestérone
les œstrogènes
la communication entre FSH et LH
La thyroïde
D'autres hormones (androgènes, prégnénolone, prolactine...)
Même avec des taux « normaux », le rapport entre les hormones peut être déséquilibré, entraînant des symptômes.
Le rôle du stress et du cortisol :
Le cortisol n’est pas mauvais en soi.
Il est indispensable à la survie.
Mais lorsqu’il est élevé en permanence :
il favorise l’inflammation
il entre en concurrence avec la progestérone
il perturbe l’axe cerveau–ovaires
Le corps reste en mode vigilance, ce qui rend la phase lutéale plus instable.
Pour mieux comprendre ce phénomène, retrouvez mon article : "Quel est le lien entre le stress et les hormones ?"
Le sommeil, grand oublié du SPM :

Le sommeil est un régulateur hormonal majeur.
Un sommeil insuffisant ou de mauvaise qualité :
augmente le cortisol
perturbe la sécrétion hormonale
empêche la récupération nerveuse
Beaucoup de femmes avec un SPM sévère ont un sommeil fragmenté… parfois sans faire le lien.
Une alimentation pro-inflammatoire :
Une alimentation riche en sucres rapides, produits transformés, excitants :
provoque des pics de glycémie
stimule excessivement l’insuline
entretient l’inflammation
Cette inflammation rend le corps plus sensible aux variations hormonales et accentue les symptômes prémenstruels.
Saviez-vous que vous pouviez adapter vote alimentation en fonction de vote cycle ? Découvrez mon article "Quelle alimentation selon les phases du cycle menstruel".
Un système digestif et hépatique surchargé :
Le foie transforme les hormones.
Les intestins participent à leur élimination.
Si le système digestif est fragilisé :
les œstrogènes peuvent être mal métabolisés
certaines hormones sont réabsorbées
l’inflammation s’entretient
C’est souvent un cercle vicieux entre digestion, hormones et SPM sévère.
Une activité physique inadaptée :
Trop intense ou inexistante, l’activité physique peut :
augmenter le cortisol
épuiser le système nerveux
perturber l’ovulation
Le corps féminin a besoin de mouvement adapté au cycle, pas d’un stress supplémentaire.
VIII. 5 solutions concrètes à mettre en place dès maintenant :
Le SPM sévère nécessite une approche cohérente, progressive et globale.
L'accompagnement pluridisciplinaire est un pilier fondamental de l’accompagnement.
Le rôle médical :
Le suivi médical permet :
d’écarter une pathologie
d’évaluer l’équilibre hormonal
d’adapter la prise en charge si nécessaire
De diagnostiquer si nécessaire
Il apporte un cadre sécurisant et indispensable.
Le rôle de la naturopathie :
Le naturopathe troubles hormonaux Bordeaux agit comme un fil conducteur.
Il permet de :
comprendre les mécanismes à l’origine du SPM sévère
travailler l’alimentation (favoriser des omegas-3, des petits poissons gras, des légumes, des céréales complètes, limiter le sucre et les produits raffinés, boire 1.5L d'eau par jour...).
soutenir le système nerveux (avec des plantes adaptogènes, du magnésium, des exercices de respiration, comprendre ensemble d'où vient le stress et la difficulté de le gérer).
Equilibrer le système hormonal (gélule d'onagre du laboratoire Herbolistique par exemple : code thérapeute : 33489, feuille de framboisier, iode, sélénium...).
réduire l’inflammation
améliorer le sommeil (petit déjeuner protéiné et gras le matin, diminution de la lumière en fin de journée, limiter les sports intenses le soir si sommeil perturbé, limiter la consommation d'eau le soir si réveil dans la nuit, accompagner le foie si réveil entre 1h et 3h du matin, utiliser des plantes apaisantes...)
adapter l’activité physique (limiter les sports à haute intensité pour limiter une trop grande sécrétion de cortisol et de testostérone, pour limiter l'inflammation et l'impact su le système digestif. Préférez des sports doux comme la natation, le pilâtes, la mache rapide, le vélo).
Le naturopathe fait aussi le lien entre les différents professionnels et réoriente quand c’est nécessaire.
Les accompagnements complémentaires :
Selon les besoins :
l’ostéopathie peut libérer des tensions, aide à rétablir l'équilibre du corps et à prévenir l'apparition de douleurs
la sophrologie ou l’hypnose aide à réguler le stress, à prendre du recul, mieux comprendre son fonctionnement et s'apaiser durablement
la respiration thérapeutique soutient le système nerveux et peut permettre une meilleure gestion de ses émotions
Mais aussi la psychothérapie, les TCC, la kinésithérapie, la balnéothérapie, le coaching...
Chaque outil a sa place, quand il est utilisé au bon moment.
IX. SPM sévère - Conclusion :
Le syndrome prémenstruel n’est ni une fatalité, ni une faiblesse.
C’est un message du corps.
Lorsqu’on prend le temps de comprendre :
le cycle
le rôle du cerveau
l’impact du stress
l’importance de l’alimentation, du sommeil et de la digestion
des solutions deviennent possibles.
Un accompagnement adapté permet souvent de retrouver :
plus de stabilité
plus de compréhension
plus de douceur envers son corps
Et surtout, de ne plus se sentir seule face à ces symptômes.

Pour celles qui souhaitent aller plus loin ou faire le point sur leur situation personnelle, je vous accueille nouvellement à Bordeaux Bastide - Galin, 4 Rue Fernand Belliard, à l'Île de Kos les jeudis ou en consultation en visio.
Je propose également un appel découverte gratuit pour tout d'abord répondre à vos appels et vos questions et savoir comment je pourrai vous accompagner.
Ce sont des espaces où nous pouvons explorer ensemble vos besoins, votre histoire hormonale et les solutions les plus adaptées à votre profil.
Écouter son corps, comprendre ses signaux, ajuster progressivement ses habitudes : voilà le chemin vers un équilibre hormonal durable — un chemin que vous n’êtes pas obligée de parcourir seule.
Merci chaleureusement pour votre lecture.
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